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L’histoire incroyable d’un génie : Keith Haring

  • Johannie
  • 23 mars
  • 3 min de lecture


© pixabay
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Qui n'a pas croisé l'un de ces petits personnages ? Ils sont amusants, même rigolos, mais il y a une histoire et un artiste derrière eux... Cet artiste, c'est Keith Haring. Retraçons sa vie ensemble. Keith est né le 4 mai en 1958 à Reading en Pennsylvanie. Il est le fils cadet d’une fratrie de trois sœurs. Joan, leur mère, est femme au foyer, et son père, Allen, est caricaturiste. Tous petit, comme chaque enfant, Keith adore les personnages de Disney. Il voudrait être la personne qui les dessine. Alors, encouragé par son père, il commence à créer des personnages. A ses 20 ans, Keith s’envole à New York pour fuir l’homophobie et la ségrégation raciale très présente dans sa ville natale. Là-bas, il enchaîne les petits boulots et durant son temps libre, dessine le plus possible dans le métro - celui-ci deviendra d'ailleurs son terrain de jeu pour développer son art. En 1978, Keith rejoint la School of visual art. Là-bas, il apprend la sémiotique, qui est l’étude des signes et de leur signification. Cela influencera le reste de ses créations, comme, par exemple, lorsqu’il dessine son célèbre bébé qui représente l’innocence.



© pixabay
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C'est aussi à cette époque qu’il devient un habitué des cercles artistiques et des clubs new-yorkais, notamment le Club 57 et le Paradis Garage, où il rencontre des artistes comme Jean-Michel Basquiat, ou Kenny Scharf. Dans les bars qu’il fréquente, les gens sont très libres amoureusement. Cela donnera les traits de ses futurs tableaux, qui le feront connaître de la presse. De plus en plus célèbres, ses œuvres prennent beaucoup de valeur, ce qui lui déplaît, car il souhaite que son art soit accessible. L’art, dit-il, n’est pas une activité élitiste réservée à l’appréciation d’un nombre réduit d’amateurs : il s'adresse à tout le monde. C’est du reste son fil conducteur depuis le début. Ainsi dessine-il partout dans et pour les espaces publics, comme à l’hôpital Necker de Paris, souvent entouré d’enfants. En 1980, toujours dans cette optique, Keith ouvrit un pop-up à New York dans lequel il vend des t-shirts, des pins, … Malgré ses réticences vis-à-vis des galeries, c’est, en 1982, à la galerie Tony Shafrazi de New York que sont tout de même exposées certaines de ses œuvres, comme le visage à trois yeux, l’un des signes qu’il répète souvent, et bien d’autres. A partir de là, les galeries d’art et les interviews s’enchainent pour Keith, bien évidemment, en restant accessible et en parlant de sujets tels que la paix, la liberté ou la sexualité. L’artiste prendra également position en peignant sur le mur de Berlin, ou contre l’oppression des populations africaines. En 1988, lors de ses 30 ans, après la découverte de taches violettes sur son corps, on lui diagnostique le sida. C’est l’une des premières personnalités qui le dévoilera au grand public. A l’époque on pense beaucoup de choses erronées sur la maladie, sans réelles informations. Alors, Keith s’engage immédiatement dans la lutte contre le développement de la séropositivité, notamment en levant des fonds, également pour le respect et l’inclusion des malades. D’ailleurs, en signe de sensibilisation, il peint la fameuse toile : Ignorance = fear, silence = death. Fight aids act up ! Keith décède le 16 février 1990 des suites de la terrible maladie, quelques jours à peine avant que son rêve d'enfant ne se réalise : Disney lui propos de retravailler sur le personnage de Mickey. Comme il l'a souvent dit : qu'importe de ne pas vivre vieux pourvu que son art lui survive ! Johannie


 
 

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